Le Jazz
Le jazz,
Définition
Le jazz est un style de musique né aux États-Unis au début du XXe siècle. Issu du croisement du blues, du ragtime et de la musique européenne , le jazz est considéré comme la première forme artistique à s'être développée aux États-Unis.
Origine et évolution
L'une des principales influences du jazz, outre les chants religieux (Negro spirituals, puis gospel songs) et les work songs (chants de travail des esclaves dans les plantations de coton) fut le blues, une musique rurale qui évolua avec la migration des populations noires vers les grandes agglomérations, à la fin du XIXe siècle. Parmi les premiers musiciens de jazz, nombreux étaient ceux qui vivaient de leur prestation dans de petites fanfares; les instruments de ces groupes devinrent les instruments de base du jazz : cuivres, instruments à anches et batterie.
Les premiers jazz bands utilisaient fréquemment la structure et le rythme des marches, qui étaient le type de musique de concert le plus courant à l'époque. Malgré ses racines populaires, on trouve parmi les créateurs du jazz des musiciens de formation classique, tels que Lorenzo Tio ou Scott Joplin.
Un événement important dans le développement du jazz fut le durcissement des lois de Jim Crow sur la ségrégation raciale en Louisiane, dans les années 1890. Les musiciens professionnels de couleur ne furent plus autorisés à se produire en compagnie de musiciens blancs ; en revanche, ils trouvèrent facilement du travail parmi les fanfares et les orchestres noirs, qu'ils firent profiter de leur expérience de conservatoire.
À l'aube de la Première Guerre mondiale, on assista à une libéralisation des coutumes. Des salles de danse, des clubs et des salons de thé ouvrirent leurs portes dans les villes, et des danses noires telles que le cakewalk et le shimmy furent peu à peu adoptées par le public blanc. L'engouement pour cette nouvelle musique expliquait l'engouement pour une certaine forme de jazz.
L’apparition du phonographe permet la diffusion du jazz et King Olivier fut le chef d’un orchestre important : le « Creole jazz band » dont fera partie Louis Armstrong. Ce dernière amena une évolution décisive en jouant avec un orchestre typique de la Nouvelle-Orléans, ces orchestres où tous les musiciens improvisent simultanément. L’apparition des salles de danse contribua à populariser le jazz.
Avec la prohibition et les amendements constitutionnels interdisant la vente de boissons alcoolisées, les bars et les cabarets légaux fermèrent leurs portes, mais furent rapidement remplacés par des centaines de bars clandestins où les clients venaient boire et écouter de la musique. Mais les musiciens qui avaient la chance d'avoir gardé un emploi stable, et qui jouaient toujours avec les mêmes partenaires, connurent un succès bien supérieur. Ainsi, cette période marqua la naissance de l'orchestre de Duke Ellington , au Cotton Club, ainsi que de l'orchestre de Count Basie, formé à partir de plusieurs groupes de Kansas City.
La danse évolua avec la musique, ainsi naquit le Lindy Hop (ou Jitterbug) qui devint un phénomène national dès 1935, avec la popularisation des Big Band blanc avec en particulier Benny Goodman.
Les premiers développements du jazz subirent l'influence de la ségrégation raciale , qui était alors très forte aux États-Unis. Les innovations, apportées principalement par les musiciens noirs des clubs, étaient enregistrées par des musiciens blancs, qui avaient tendance à donner au jazz des rythmes et des harmoniques orthodoxes. La lente dissolution de la ségrégation raciale s'amorça au milieu des années trente, quand Benny Goodman engagea le pianiste Teddy Wilson, le vibraphoniste Lionel Hampton et le guitariste Charlie Christian pour qu'ils se joignent à de petits groupes et à son big band.
Au milieu des années trente, la popularité du swing et des big bands était à son sommet, transformant en stars des musiciens tels que Glenn Miller ou Duke Ellington.
Ce fut aussi l’apparition d’une variante du swin, le jump blues et du boogie woogie dont la star fut Big Joe Turner.
Dans les années 1940, de nombreux musiciens d'orchestre se lassent de la rigidité des big bands et de la structure swing. Ils se réunissent (« after hours ») en petits groupes après les concerts ou les sessions d'enregistrement avec des orchestres plus importants et laissent libre cours à leur virtuosité sur des rythmes très appuyés. C'est la naissance du bebop qui marque une évolution importante axée sur l'habileté technique des musiciens et une plus grande complexité rythmique et harmonique, amenée entre autres par le saxophoniste Charlie Parker (surnommé Bird) ou le trompettiste Dizzy Gillespie. Ce fut un changement majeur pour le jazz : de musique de dancing, il devenait un art intellectuel de premier rang.
Avec Birth of the Cool, le trompettiste Miles Davis, qui avait longtemps travaillé avec Charlie Parker cherche à revenir à une musique plus apaisée et plus accessible. C'est la naissance du mouvement « cool » qui connaîtra un succès particulier auprès des musiciens de la West Coast, et dont l'un des principaux représentants est le trompettiste Chet Baker.
En 1959, Miles Davis crée une nouvelle fois l'événement avec Kind of Blue qui pose les fondements du jazz modal où la structure harmonique des morceaux était encore beaucoup plus libre qu'auparavant, qui souvent ne se basaient que sur quelques accords de piano et de basse. Le reste n'était qu'improvisation.
Le Hard bop est une tentative de rendre le bebop plus accessible au grand public, en y incorporant des influences venues de la soul, du gospel et du blues.
À la fin des années 50, John Coltrane impulse une nouvelle évolution qui ouvre la voie au Free jazz, illustré par Archie Shepp, Albert Ayler, Pharoah Sanders, L'Art Ensemble of Chicago et autres.
Avec l'avènement du rock and roll, dans les années 1960, apparaît la forme hybride du jazz-rock fusion, avec toujours Miles Davis qui publie les albums fusion In a Silent Way et Bitches Brew.
Depuis lors, la diversité stylistique du jazz n'a pas décru, absorbant des influences de sources aussi disparates que la world music, la musique classique d'avant-garde ou les rythmes africains, et utilisant plus couramment la gamme chromatique (avec des musiciens comme Ornette Coleman, Arthur Doyle ou John Zorn). Néanmoins, les amateurs de jazz sont beaucoup moins nombreux, et divisés entre les plus âgés, préférant le jazz traditionnel, un petit noyau de musiciens et de fans plus intéressés par un jazz moderne très expérimental, et un groupe en constante évolution de musiciens mélangeant les différents types de jazz avec des genres musicaux contemporains, formant des styles tels que l'acid jazz (qui contient des éléments de disco des années soixante-dix), l'acid swing (combinant les big bands des années quarante avec des sons plus rapides et plus agressifs de batterie et de guitare rock). Le jazz a aussi influencé les musiciens brésiliens qui ont créé la bossa nova. ( Sources Comlive.net )
Site sur le jazz et tous ses dérivés :
http://www.jazz-styles.com/index.php
Définition
Le jazz est un style de musique né aux États-Unis au début du XXe siècle. Issu du croisement du blues, du ragtime et de la musique européenne , le jazz est considéré comme la première forme artistique à s'être développée aux États-Unis.
Origine et évolution
L'une des principales influences du jazz, outre les chants religieux (Negro spirituals, puis gospel songs) et les work songs (chants de travail des esclaves dans les plantations de coton) fut le blues, une musique rurale qui évolua avec la migration des populations noires vers les grandes agglomérations, à la fin du XIXe siècle. Parmi les premiers musiciens de jazz, nombreux étaient ceux qui vivaient de leur prestation dans de petites fanfares; les instruments de ces groupes devinrent les instruments de base du jazz : cuivres, instruments à anches et batterie.
Les premiers jazz bands utilisaient fréquemment la structure et le rythme des marches, qui étaient le type de musique de concert le plus courant à l'époque. Malgré ses racines populaires, on trouve parmi les créateurs du jazz des musiciens de formation classique, tels que Lorenzo Tio ou Scott Joplin.
Un événement important dans le développement du jazz fut le durcissement des lois de Jim Crow sur la ségrégation raciale en Louisiane, dans les années 1890. Les musiciens professionnels de couleur ne furent plus autorisés à se produire en compagnie de musiciens blancs ; en revanche, ils trouvèrent facilement du travail parmi les fanfares et les orchestres noirs, qu'ils firent profiter de leur expérience de conservatoire.
À l'aube de la Première Guerre mondiale, on assista à une libéralisation des coutumes. Des salles de danse, des clubs et des salons de thé ouvrirent leurs portes dans les villes, et des danses noires telles que le cakewalk et le shimmy furent peu à peu adoptées par le public blanc. L'engouement pour cette nouvelle musique expliquait l'engouement pour une certaine forme de jazz.
L’apparition du phonographe permet la diffusion du jazz et King Olivier fut le chef d’un orchestre important : le « Creole jazz band » dont fera partie Louis Armstrong. Ce dernière amena une évolution décisive en jouant avec un orchestre typique de la Nouvelle-Orléans, ces orchestres où tous les musiciens improvisent simultanément. L’apparition des salles de danse contribua à populariser le jazz.
Avec la prohibition et les amendements constitutionnels interdisant la vente de boissons alcoolisées, les bars et les cabarets légaux fermèrent leurs portes, mais furent rapidement remplacés par des centaines de bars clandestins où les clients venaient boire et écouter de la musique. Mais les musiciens qui avaient la chance d'avoir gardé un emploi stable, et qui jouaient toujours avec les mêmes partenaires, connurent un succès bien supérieur. Ainsi, cette période marqua la naissance de l'orchestre de Duke Ellington , au Cotton Club, ainsi que de l'orchestre de Count Basie, formé à partir de plusieurs groupes de Kansas City.
La danse évolua avec la musique, ainsi naquit le Lindy Hop (ou Jitterbug) qui devint un phénomène national dès 1935, avec la popularisation des Big Band blanc avec en particulier Benny Goodman.
Les premiers développements du jazz subirent l'influence de la ségrégation raciale , qui était alors très forte aux États-Unis. Les innovations, apportées principalement par les musiciens noirs des clubs, étaient enregistrées par des musiciens blancs, qui avaient tendance à donner au jazz des rythmes et des harmoniques orthodoxes. La lente dissolution de la ségrégation raciale s'amorça au milieu des années trente, quand Benny Goodman engagea le pianiste Teddy Wilson, le vibraphoniste Lionel Hampton et le guitariste Charlie Christian pour qu'ils se joignent à de petits groupes et à son big band.
Au milieu des années trente, la popularité du swing et des big bands était à son sommet, transformant en stars des musiciens tels que Glenn Miller ou Duke Ellington.
Ce fut aussi l’apparition d’une variante du swin, le jump blues et du boogie woogie dont la star fut Big Joe Turner.
Dans les années 1940, de nombreux musiciens d'orchestre se lassent de la rigidité des big bands et de la structure swing. Ils se réunissent (« after hours ») en petits groupes après les concerts ou les sessions d'enregistrement avec des orchestres plus importants et laissent libre cours à leur virtuosité sur des rythmes très appuyés. C'est la naissance du bebop qui marque une évolution importante axée sur l'habileté technique des musiciens et une plus grande complexité rythmique et harmonique, amenée entre autres par le saxophoniste Charlie Parker (surnommé Bird) ou le trompettiste Dizzy Gillespie. Ce fut un changement majeur pour le jazz : de musique de dancing, il devenait un art intellectuel de premier rang.
Avec Birth of the Cool, le trompettiste Miles Davis, qui avait longtemps travaillé avec Charlie Parker cherche à revenir à une musique plus apaisée et plus accessible. C'est la naissance du mouvement « cool » qui connaîtra un succès particulier auprès des musiciens de la West Coast, et dont l'un des principaux représentants est le trompettiste Chet Baker.
En 1959, Miles Davis crée une nouvelle fois l'événement avec Kind of Blue qui pose les fondements du jazz modal où la structure harmonique des morceaux était encore beaucoup plus libre qu'auparavant, qui souvent ne se basaient que sur quelques accords de piano et de basse. Le reste n'était qu'improvisation.
Le Hard bop est une tentative de rendre le bebop plus accessible au grand public, en y incorporant des influences venues de la soul, du gospel et du blues.
À la fin des années 50, John Coltrane impulse une nouvelle évolution qui ouvre la voie au Free jazz, illustré par Archie Shepp, Albert Ayler, Pharoah Sanders, L'Art Ensemble of Chicago et autres.
Avec l'avènement du rock and roll, dans les années 1960, apparaît la forme hybride du jazz-rock fusion, avec toujours Miles Davis qui publie les albums fusion In a Silent Way et Bitches Brew.
Depuis lors, la diversité stylistique du jazz n'a pas décru, absorbant des influences de sources aussi disparates que la world music, la musique classique d'avant-garde ou les rythmes africains, et utilisant plus couramment la gamme chromatique (avec des musiciens comme Ornette Coleman, Arthur Doyle ou John Zorn). Néanmoins, les amateurs de jazz sont beaucoup moins nombreux, et divisés entre les plus âgés, préférant le jazz traditionnel, un petit noyau de musiciens et de fans plus intéressés par un jazz moderne très expérimental, et un groupe en constante évolution de musiciens mélangeant les différents types de jazz avec des genres musicaux contemporains, formant des styles tels que l'acid jazz (qui contient des éléments de disco des années soixante-dix), l'acid swing (combinant les big bands des années quarante avec des sons plus rapides et plus agressifs de batterie et de guitare rock). Le jazz a aussi influencé les musiciens brésiliens qui ont créé la bossa nova. ( Sources Comlive.net )
Site sur le jazz et tous ses dérivés :
http://www.jazz-styles.com/index.php
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