La musique classique
La Musique Classique
Introduction
Au sens le plus large, on appelle couramment musique classique la musique occidentale savante composée jusqu’au XXe siècle.
Pendant les 7 ou 8 siècles qui nous précèdent, la musique classique a beaucoup évolué. Aussi on distingue généralement plusieurs périodes principales :
le moyen-âge
la Renaissance
le baroque
le classicisme
le romantisme
l'époque moderne
l'époque contemporaine
Le Moyen-âge
Le haut Moyen Âge nous a légué, grâce à la fonction très conservatrice des monastères, le chant grégorien formalisé et en grande partie fixé dès le VIIe siècle. Cette pratique ininterrompue depuis plus de mille ans est exceptionnelle en Occident.
On distingue trois grandes périodes :
l'ars antica
l'ars nova
l'ars subtilitor
Parmis les instruments caractéristiques de cette période on trouve notamment la vielle, la harpe, la lyre, le luth ou l’olifant.
Quelques compositeurs : Leonin, Guillaume Dufay, Philippe le Chancelier, Pérotin,…
Parmi les grandes œuvres de cette époque on peut citer la Messe de Notre-Dame ou le célèbre Carmina Burana.
La Renaissance
On désigne par musique de la Renaissance la musique européenne composée pendant la Renaissance, c'est-à-dire, approximativement entre les années 1400 et 1600.
La polyphonie, en usage depuis le XIIe siècle, devint plus élaborée avec l'indépendance relative accrue des différentes voix au cours du XIVe siècle. Le début du XVe siècle marque le retour à moins de complexité, les voix recherchant plus de douceur.
Vers la fin du XVI° il y a eu plusieurs tendances importantes. A Florence nait un mouvement dont le but est de faire revivre les formes musicales de la Grèce antique, faisant appelle à la monodie, une forme de déclamation avec un accompagnement musical simplifié. (le style représentatif)
A Venise se développe un style polychoral impressionnant impliquant plusieurs chœurs de chanteurs, des cuivres et des cores.
Tous ces changements ont affecté les différents foyers musicaux européens et permit la naissance de la musique baroque.
Quelques compositeurs :Martin Agricola, Antoine Brumel, Thomas Morley, Jacob Obrecht, Josquin des Près, Orazio Vecchi,…
Le baroque
Le baroque couvre une grande période de l'histoire de la musique, s'étendant d'environ 1600 aux années 1750-1760, de façon plus ou moins uniforme selon les pays considérés.
L'ère baroque débute en Italie avec Claudio Monteverdi (1567-1643) et se termine avec les contemporains de Jean-Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel.
Les deux pôles de la musique baroque sont l'Italie et la France dont les styles sont fortement opposés malgré des influences réciproques.
Le style italien diffusa largement hors d'Italie, et la France est sans doute le pays qui résista le plus à cette domination, sous l'influence de Jean-Baptiste Lully . D'autres foyers existent et participent au mouvement en y apportant leurs spécificités : les Pays-Bas et l'Allemagne du Nord (le stylus fantasticus, le choral), l'Angleterre (l'art de la variation), un peu l'Espagne. Une synthèse apparaît dans la musique allemande, qui emprunte à ces différents courants et culmine dans l'œuvre de Jean-Sébastien Bach.
De nombreuses formes musicales sont créées pendant cette période d'un siècle et demi : certaines y atteignent leur apogée (par exemple : la suite, le concerto grosso ...) pour ensuite tomber dans l'oubli, d'autres connaîtront une fortune qui durera bien au-delà de la fin du baroque : l'opéra, la sonate (qui engendrera la symphonie), le concerto de soliste.
Il faut distinguer la musique instrumentale (concerto, toccata, sonate,…) la musique lyrique (opéra, tragédie lyrique,..) et la musique religieuse (cantate, messe, oratorio,…).
Quelques compositeurs : Tomaso Albinoni, Antonio Vivaldi, Johann Pachelbel, Henry Purcell,...
Le classicisme
On considère généralement la seconde moitié du XVIIIe siècle comme la période classique de la musique occidentale savante. C’est en réalité une courte période.
Le milieu du XVIIIe siècle marque un tournant important dans l'évolution de la musique. La monodie et l'harmonie prennent définitivement le pas sur le contrepoint, qui disparaît. Le tempérament égal se généralise définitivement et fait bien vite oublier les anciens modes ecclésiastiques. La modulation ne connaît donc plus d'entraves ni de limites, ce qui ouvrira bientôt la voie au romantisme.
Désormais le compositeur se voit davantage comme un artiste et non un artisan. La musique devient moins utilitaire. Le style et les émotions de l’artiste prennent le pas sur les commandes.
Les genres dévoloppés durant la période précédente atteignent une certaine maturité grâce au génie de compositeurs comme Mozart ou Beethoven.
Quelques compositeurs : Ludwig Van Beethoven, Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn, Christoph Willibald Gluck, …
Le romantisme
En musique, la notion romantique désigne la musique qui s'échelonne du début XIXe jusqu'au tout début XXe siècle. La musique, comme la peinture, est influencée par le romantisme qui, à l'origine, est un mouvement littéraire.
À la jonction du classicisme et du romantique se situe la puissante personnalité de Ludwig van Beethoven, dont les premières œuvres se rattachent à l'esthétique classique tandis que celles de sa maturité doivent être considérées comme le début du romantisme musical.
La musique romantique vise ici à susciter l'émotion, à bouleverser. De la même façon, l'orchestration devient de plus en plus audacieuse et élaborée. La musique prend de la hauteur, c’est un art à part entière et le reflet de la personnalité de son auteur.
Quelques compositeurs : Beethoven, Hector Berlioz, Frédéric Chopin, Gabriel Fauré, Gustav Mahler, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Schubert,…
L’époque moderne
On désigne par musique moderne la musique composée pendant la première partie du XXe siècle.
Seule la chronologie est significative, car cette période n'a pas d'unité de style : elle est au contraire celle de la floraison d'expériences et d'esthétiques diverses et souvent opposées, en particulier dans la dualité « musique tonale - musique atonale » qui se développe à cette époque.
Quelques compositeurs : Debussy, Satie, Richard Strauss, Sibelius, Schoenberg,…
L’époque contemporaine
Le terme musique contemporaine est utilisé actuellement pour désigner les différents courants apparus après la fin de la Seconde Guerre mondiale et ayant en commun une remise en cause radicale des paradigmes de la musique tonale établis depuis le XVIIIe siècle.
L’apparition des techniques électriques, électro-acoustiques puis informatiques a bien entendu contribuée à l’essor de ce mouvement regroupant des styles très différents.
Parmi les précurseurs de ces nouvelles musiques citons les compositeurs de la seconde école de Vienne (Schönberg, Berg,..), Edgard Varèse, Charles Ives ou Olivier Messiaen.
Le sérialisme
Hérités de la seconde école de Vienne (Anton Webern) elle a conquit des compositeurs comme Pierre Boulez, Bruno Maderna ou Luciano Berio.
La musique électronique, électro-acoustique et informatique
Malgré une technologie rudimentaire, les premières œuvres de ce type apparaissent dans les années 50-60 avec des auteurs comme György Ligeti ou Pierre Schaeffer.
L’arrivée de l’ordinateur modifie tout, créant la musique pour bandes, son écoute lors de concerts étant difficile vu qu’il n’y aurait qu’un ordinateur sur scène.
Les conceptuels
Musique à spectacle où le happening (ou performance, dans son sens anglo-saxon) et l'exégèse sont inséparables de la musique, qui devient dans certains cas secondaire voire anecdotique et n'est plus là que pour illustrer une idée. Son représentant le plus emblématique est bien sûr John Cage, mais quasiment tous ont cédé à des degrés divers à l'envie d'« épater le bourgeois ». (Mauricio Kajel,…)
L’école spectrale
Le terme fut inventé par le compositeur Hugues Dufourt dans un article de 1979. Il sert généralement à désigner des techniques de composition développées principalement par les compositeurs Tristan Murail et Gérard Grisey.
La musique spectrale, dans un sens restrictif, est principalement basée sur la découverte de la nature du timbre musical et la décomposition spectrale du son musical, à l'origine de la perception de ce timbre. Certaines œuvres comme Atmosphères de György Ligeti, Stimmung de Karlheinz Stockhausen, Metastasis de Iannis Xenakis, Mutations de Jean-Claude Risset et Stria de John Chowning ont directement influencé ce mouvement, par leur ambivalence harmonie-timbre.
La musique « spectrale » tente de synthétiser à l'orchestre ou avec un ensemble instrumental des évolutions temporelles de sons plus ou moins bruités. Elle utilise pour cela des techniques microtonales d'orchestration favorisant une perception fusionnée, qui est celle du timbre, et des processus continus de transformation du matériau dans le temps. Tristan Murail, Gérard Grisey, Hugues Dufourt et Michaël Levinas développeront cette recherche, en y incorporant des techniques dérivées de l'analyse-synthèse par ordinateur, qui a permis de rentrer dans les détails de la représentation du timbre. ( Sources Comlive.net ).
Introduction
Au sens le plus large, on appelle couramment musique classique la musique occidentale savante composée jusqu’au XXe siècle.
Pendant les 7 ou 8 siècles qui nous précèdent, la musique classique a beaucoup évolué. Aussi on distingue généralement plusieurs périodes principales :
le moyen-âge
la Renaissance
le baroque
le classicisme
le romantisme
l'époque moderne
l'époque contemporaine
Le haut Moyen Âge nous a légué, grâce à la fonction très conservatrice des monastères, le chant grégorien formalisé et en grande partie fixé dès le VIIe siècle. Cette pratique ininterrompue depuis plus de mille ans est exceptionnelle en Occident.
On distingue trois grandes périodes :
l'ars antica
l'ars nova
l'ars subtilitor
Parmis les instruments caractéristiques de cette période on trouve notamment la vielle, la harpe, la lyre, le luth ou l’olifant.
Quelques compositeurs : Leonin, Guillaume Dufay, Philippe le Chancelier, Pérotin,…
Parmi les grandes œuvres de cette époque on peut citer la Messe de Notre-Dame ou le célèbre Carmina Burana.
On désigne par musique de la Renaissance la musique européenne composée pendant la Renaissance, c'est-à-dire, approximativement entre les années 1400 et 1600.
La polyphonie, en usage depuis le XIIe siècle, devint plus élaborée avec l'indépendance relative accrue des différentes voix au cours du XIVe siècle. Le début du XVe siècle marque le retour à moins de complexité, les voix recherchant plus de douceur.
Vers la fin du XVI° il y a eu plusieurs tendances importantes. A Florence nait un mouvement dont le but est de faire revivre les formes musicales de la Grèce antique, faisant appelle à la monodie, une forme de déclamation avec un accompagnement musical simplifié. (le style représentatif)
A Venise se développe un style polychoral impressionnant impliquant plusieurs chœurs de chanteurs, des cuivres et des cores.
Tous ces changements ont affecté les différents foyers musicaux européens et permit la naissance de la musique baroque.
Quelques compositeurs :Martin Agricola, Antoine Brumel, Thomas Morley, Jacob Obrecht, Josquin des Près, Orazio Vecchi,…
Le baroque couvre une grande période de l'histoire de la musique, s'étendant d'environ 1600 aux années 1750-1760, de façon plus ou moins uniforme selon les pays considérés.
L'ère baroque débute en Italie avec Claudio Monteverdi (1567-1643) et se termine avec les contemporains de Jean-Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel.
Les deux pôles de la musique baroque sont l'Italie et la France dont les styles sont fortement opposés malgré des influences réciproques.
Le style italien diffusa largement hors d'Italie, et la France est sans doute le pays qui résista le plus à cette domination, sous l'influence de Jean-Baptiste Lully . D'autres foyers existent et participent au mouvement en y apportant leurs spécificités : les Pays-Bas et l'Allemagne du Nord (le stylus fantasticus, le choral), l'Angleterre (l'art de la variation), un peu l'Espagne. Une synthèse apparaît dans la musique allemande, qui emprunte à ces différents courants et culmine dans l'œuvre de Jean-Sébastien Bach.
De nombreuses formes musicales sont créées pendant cette période d'un siècle et demi : certaines y atteignent leur apogée (par exemple : la suite, le concerto grosso ...) pour ensuite tomber dans l'oubli, d'autres connaîtront une fortune qui durera bien au-delà de la fin du baroque : l'opéra, la sonate (qui engendrera la symphonie), le concerto de soliste.
Il faut distinguer la musique instrumentale (concerto, toccata, sonate,…) la musique lyrique (opéra, tragédie lyrique,..) et la musique religieuse (cantate, messe, oratorio,…).
Quelques compositeurs : Tomaso Albinoni, Antonio Vivaldi, Johann Pachelbel, Henry Purcell,...
On considère généralement la seconde moitié du XVIIIe siècle comme la période classique de la musique occidentale savante. C’est en réalité une courte période.
Le milieu du XVIIIe siècle marque un tournant important dans l'évolution de la musique. La monodie et l'harmonie prennent définitivement le pas sur le contrepoint, qui disparaît. Le tempérament égal se généralise définitivement et fait bien vite oublier les anciens modes ecclésiastiques. La modulation ne connaît donc plus d'entraves ni de limites, ce qui ouvrira bientôt la voie au romantisme.
Désormais le compositeur se voit davantage comme un artiste et non un artisan. La musique devient moins utilitaire. Le style et les émotions de l’artiste prennent le pas sur les commandes.
Les genres dévoloppés durant la période précédente atteignent une certaine maturité grâce au génie de compositeurs comme Mozart ou Beethoven.
Quelques compositeurs : Ludwig Van Beethoven, Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn, Christoph Willibald Gluck, …
En musique, la notion romantique désigne la musique qui s'échelonne du début XIXe jusqu'au tout début XXe siècle. La musique, comme la peinture, est influencée par le romantisme qui, à l'origine, est un mouvement littéraire.
À la jonction du classicisme et du romantique se situe la puissante personnalité de Ludwig van Beethoven, dont les premières œuvres se rattachent à l'esthétique classique tandis que celles de sa maturité doivent être considérées comme le début du romantisme musical.
La musique romantique vise ici à susciter l'émotion, à bouleverser. De la même façon, l'orchestration devient de plus en plus audacieuse et élaborée. La musique prend de la hauteur, c’est un art à part entière et le reflet de la personnalité de son auteur.
Quelques compositeurs : Beethoven, Hector Berlioz, Frédéric Chopin, Gabriel Fauré, Gustav Mahler, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Schubert,…
On désigne par musique moderne la musique composée pendant la première partie du XXe siècle.
Seule la chronologie est significative, car cette période n'a pas d'unité de style : elle est au contraire celle de la floraison d'expériences et d'esthétiques diverses et souvent opposées, en particulier dans la dualité « musique tonale - musique atonale » qui se développe à cette époque.
Quelques compositeurs : Debussy, Satie, Richard Strauss, Sibelius, Schoenberg,…
Le terme musique contemporaine est utilisé actuellement pour désigner les différents courants apparus après la fin de la Seconde Guerre mondiale et ayant en commun une remise en cause radicale des paradigmes de la musique tonale établis depuis le XVIIIe siècle.
L’apparition des techniques électriques, électro-acoustiques puis informatiques a bien entendu contribuée à l’essor de ce mouvement regroupant des styles très différents.
Parmi les précurseurs de ces nouvelles musiques citons les compositeurs de la seconde école de Vienne (Schönberg, Berg,..), Edgard Varèse, Charles Ives ou Olivier Messiaen.
Le sérialisme
Hérités de la seconde école de Vienne (Anton Webern) elle a conquit des compositeurs comme Pierre Boulez, Bruno Maderna ou Luciano Berio.
La musique électronique, électro-acoustique et informatique
Malgré une technologie rudimentaire, les premières œuvres de ce type apparaissent dans les années 50-60 avec des auteurs comme György Ligeti ou Pierre Schaeffer.
L’arrivée de l’ordinateur modifie tout, créant la musique pour bandes, son écoute lors de concerts étant difficile vu qu’il n’y aurait qu’un ordinateur sur scène.
Les conceptuels
Musique à spectacle où le happening (ou performance, dans son sens anglo-saxon) et l'exégèse sont inséparables de la musique, qui devient dans certains cas secondaire voire anecdotique et n'est plus là que pour illustrer une idée. Son représentant le plus emblématique est bien sûr John Cage, mais quasiment tous ont cédé à des degrés divers à l'envie d'« épater le bourgeois ». (Mauricio Kajel,…)
L’école spectrale
Le terme fut inventé par le compositeur Hugues Dufourt dans un article de 1979. Il sert généralement à désigner des techniques de composition développées principalement par les compositeurs Tristan Murail et Gérard Grisey.
La musique spectrale, dans un sens restrictif, est principalement basée sur la découverte de la nature du timbre musical et la décomposition spectrale du son musical, à l'origine de la perception de ce timbre. Certaines œuvres comme Atmosphères de György Ligeti, Stimmung de Karlheinz Stockhausen, Metastasis de Iannis Xenakis, Mutations de Jean-Claude Risset et Stria de John Chowning ont directement influencé ce mouvement, par leur ambivalence harmonie-timbre.
La musique « spectrale » tente de synthétiser à l'orchestre ou avec un ensemble instrumental des évolutions temporelles de sons plus ou moins bruités. Elle utilise pour cela des techniques microtonales d'orchestration favorisant une perception fusionnée, qui est celle du timbre, et des processus continus de transformation du matériau dans le temps. Tristan Murail, Gérard Grisey, Hugues Dufourt et Michaël Levinas développeront cette recherche, en y incorporant des techniques dérivées de l'analyse-synthèse par ordinateur, qui a permis de rentrer dans les détails de la représentation du timbre. ( Sources Comlive.net ).
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