les Ecoles
Les différentes Ecoles -
What is it? Késako ....
C'est en fait un peu la représentation de certains grands violonistes, qui faisaient office de Chef de file et qui entrainaient dans leur sillage toute une cohorte d' élèves et de disciple qui à leurs tour étaient de nouveau représentant et successeur de leur Maître.
Ce terme est apparu, me semble-t-il au XIXè siècle. On dénombre trois grande écoles : la française, la belge et la russe.
C'est étonnant qu'il n'en y est pas une américaine. En fait oui, à cette époque , les gens parcouraient moins le monde, donc les musiciens aussi , et de fait restaient attachés aux représentants de leurs pays , quand ils en avaient un.
Cette " représentation de chapelle nationale " étaient aussi liée aux luthiers qui existaient et qui avaient une certaine renomée dans leurs contrées, mais pas nécéssairement non plus.
Les plus grands noms de la lutherie restent tt de même iatiens français et belge.
Ecole belge : Grumiaux, Stern, Ysaye, Enesco
Ecoel Française : Ferras, Francescatti
Ecole russe : Milstein, Oïstrakh Bron ( école de Sibérie )
Ecole Russe : L’attention est dirigée vers l’expression musicale, la sonorité, l’interprétation, le corps
Ecole française : La technique est considérée principalement comme un but en soi, le corps comme à prendre son importance.
Un article de ResMUsica avec A. Dumay , sur les Ecoles :
http://www.resmusica.com/aff_articles.php3?num_art=2023
ResMusica : En temps que violoniste, revendiquez-vous une appartenance à une école précise ?
Augustin Dumay : Je n’ai pas d’école particulière. Si vous pensez à l’école franco-belge du violon, c’est quelque chose qui touche à plusieurs cultures. Quand on pense que tout est parti de l’Italien Jean Baptiste Viotti, ensuite on passe par George Enesco qui était roumain, on virevolte par Yehudi Menuhin, russe avec un passeport américain, puis on rencontre sur cette route des violonistes belges ou français comme Christian Ferras ou Zino Francescatti, Arthur Grumiaux, sans oublier Isaac Stern issu du savoir d’Enesco… Tous font partie de la même école de la vie. C’est une façon de vivre la musique, de lire au travers de l’Histoire la manière dont certains artistes se sont déterminés. Il y a des points communs, des points d’ancrage, même si chacun d’eux garde un discours musical distinct. Nous trouverons quelquefois des oppositions, car quel lien réel existe entre Arthur Grumiaux et Isaac Stern, si ce n’est un talent exceptionnel sur un plan d’esthétique musicale ? Donc une école peut rapprocher beaucoup des musiciens ou des peintres, c’est valable pour toutes les écoles, en architecture aussi. Mais on dit d’un élève qu’il devient un artiste quand il prend une totale indépendance vis-à-vis de son école.
R. M : L’école franco-belge est-elle en opposition avec l’école russe ?
A. D : Pas en opposition ! La preuve, Isaac Stern et Yehudi Menuhin étant russes ont trouvé une réponse dans l’école belge. Certains artistes ont aussi puisé dans différentes écoles pour y trouver et surtout vivre un certain nombre de choses parce qu’ils le voulaient ou l’ont vécu de manière accidentelle, c’est mon cas. Ces rencontres laissent des traces chez les artistes. J’ai travaillé auprès d’Arthur Grumiaux - le plus connu des franco-belges de cette époque -, j’ai aussi beaucoup travaillé avec Milstein qui, lui, avait un ancrage dans l’école russe, donc ma formation découle des deux écoles. Typiquement, dans la technique de l’archet, je me souviens de la première fois que je jouais avec Youri Bashmet, il m’a demandé : « Mais tu as travaillé à Moscou ? – Non, Youri – mais j’identifie chez toi un ensemble de choses typiquement russes dans ton jeu et ta technique ! » En fait tout cela est venu par des concours de circonstances et des rencontres…
Maintenant au XXIè , je pense que ces différentes écoles sont moins et seront moins présentes chez les nouveaux violonistes, car , on peut traverser la planète pour aller travailler avec un maître russe ou américain et s'enrichir à son tour. Ce qui était moins faisable avant.
Les violonistes seront davantage patchwork ou arlequin techniquement et peut être musicalement. En espérant que cet apport fera de la varièté, des signtures personnelles . Mais ce n'est pas dit.
Je crois que l'avantage, la chance de pouvoir aller bosser avec qui on veut, a un désavantage par rapport aux Ecoles : le son. J'entends de plus en plus de gens qui jouent pareil, même techniquement. Et en ça, les Ecoles sculptaient davantage les violonistes qui en faisaient partis.